la Maladie du coeur et son roméde

la Maladie du coeur et son roméde



Louange à Allah qui a créé l'homme dans la forme la plus parfaite, et l'a préféré à beaucoup de Ses créatures. Et Il lui a donné comme faveur la « raison » qui le distingue des bêtes afin qu'il connaisse son Seigneur et qu'il perçoive (par cette raison) Ses bienfaits.

S'il agit bien ici-bas, il sera honoré, dans cette vie et dans l'au-delà. Allah a dit :

وَلَلآخِرَةُ أَكْبَرُ دَرَجَاتٍ وَأَكْبَرُ تَفْضِيلاً

Traduction relative et approchée : «... et dans l'au-delà, il y a des rangs plus élevés et plus privilégiés. » S17 V21

Et s'il agit mal et annule sa raison[1], alors Allah le rabaissera au plus bas niveau :

وَمَن كَانَ فِي هَـذِهِ أَعْمَى فَهُوَ فِي الآخِرَةِ أَعْمَى وَأَضَلُّ سَبِيلاً

Traduction relative et approchée : : «... Et quiconque aura été aveugle ici-bas, sera aveugle dans l'au-delà, et sera plus égaré (encore) par rapport à la bonne voie. » S17 V72

Je Le loue (Allah) pour Ses bienfaits qui sont indénombrables et Le remercie.

Son droit est d'être obéi et non désobéi. Et je témoigne qu'il n'y a d'autre divinité digne d'être adorée excepté Allah, L'Unique, sans associé ; à Lui la Royauté et à Lui la Louange ; et Il est Capable de toute chose. Et je témoigne que Mouhammad est Son serviteur et Son envoyé. Il répétait souvent : :« Oh Toi qui détournes les c½urs ! Raffermis mon c½ur sur ta religion ». Qu'Allah prie sur lui, sur sa famille, sur ses compagnons ainsi que sur ceux qui suivent sa voie et adhèrent à sa tradition (« Sounnah ») jusqu'au Jour Dernier et qu'Il les salue abondamment.

Serviteurs d'Allah ! Craignez Allah, Le Très haut, Il est Celui qui vous a créés et vous a façonnés et a perfectionné vos images. Allah a dit :

يَا أَيُّهَا الإِنسَانُ مَا غَرَّكَ بِرَبِّكَ الْكَرِيمِ

الَّذِي خَلَقَكَ فَسَوَّاكَ فَعَدَلَكَ

فِي أَيِّ صُورَةٍ مَّا شَاء رَكَّبَكَ

Traduction relative et approchée :: «... Ô homme ! Qu'est ce qui t'a trompé au sujet de ton Seigneur, Le Noble, qui t'a créé, puis modelé et constitué harmonieusement ? Il t'a façonné dans la forme qu'Il a voulue. » S82 V6 à 8

En effet, ô homme, tu es composé de membres, et chacun de tes membres a été créé pour une action particulière, et si ce membre tombe malade alors ton action est anéantie ou bien elle sera déséquilibrée. Si la main est malade, alors il lui est impossible d'avoir de la force ; et si l'½il est malade, alors il lui est impossible de voir ; et si le c½ur est malade à cause des péchés, alors il lui est impossible de faire la chose « particulière » pour laquelle il a été créé, qui est : Le savoir (el 'Ilm), la sagesse (el Hikma), la connaissance (el ma'rifa), l'amour d'Allah et Son adoration.

La maladie du c½ur est une maladie grave et elle est cachée; celui qui en est atteint peut l'avoir sans le savoir et c'est pour cela qu'il y est inattentif, et même s'il le sait, il lui est difficile de patienter face à l'aigreur du remède. Car le remède consiste à ce qu'il « contrarie » ses passions (qu'il ne cède pas à ses passions). Le c½ur, c'est le roi des membres et il est à l'origine de son bonheur ou de son malheur; il est à l'origine aussi de sa piété ou de sa corruption (perversion) ; le Prophète a dit :: « N'y a t-il pas dans le corps un caillot? Lorsqu'il est sain le corps entier est sain, et lorsqu'il est perverti le corps entier est perverti. N'est-ce pas le c½ur ? ». Dans ce Hadith, il y a une preuve que la piété des cahiers du serviteur dépend de la piété des actions. Et que la perversion des actions du serviteur dépend de la perversion de son c½ur.

Un c½ur vertueux, c'est un c½ur sain que rien, à part lui, n'est d'aucune utilité auprès d'Allah. Allah, Le Très Haut, a dit :

يَوْمَ لا يَنفَعُ مَالٌ وَلا بَنُون

إِلا مَنْ أَتَى اللَّهَ بِقَلْبٍ سَلِيمٍ

Traduction relative et approchée : :« Le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d'aucune utilité, sauf celui qui vient à Allah avec un c½ur sain » S26 V88 & 89.

Il y a trois sortes de c½ur :

· La première sorte: c'est un c½ur sain. Il est sain de tout vice et de tout mal et c'est un c½ur qui ne contient rien d'autre, excepté l'amour d'Allah, sa crainte et une crainte de ce qui l'éloigne de Lui.

· La deuxième sorte: c'est le c½ur mort, sans vie, qui ne connaît pas son Seigneur et ne l'adore pas. Il s'abandonne à ses envies et à ses plaisirs, même s'il encourt le mécontentement d'Allah et Sa colère, et il n'accepte pas les conseils mais plutôt, il suit tous les démons tentateurs.

· La Troisième sorte : c'est un c½ur malade. C'est un c½ur vivant mais qui comporte en même temps un défaut.

Le premier c½ur, c'est un c½ur éveillé, vigilant, doux, souple et vivant ; le deuxième c½ur est un c½ur dur, desséché et mort; quant au troisième c½ur, c'est un c½ur malade : soit, il s'approche du salut, soit il s'approche de la ruine.

Serviteurs d'Allah ! La vie des c½urs, leurs morts et leurs maladies sont causées par ce que font les personnes.

· Parmi les moyens qui font qu'un c½ur est vivant, il y a l'empressement vers Allah, la récitation de Son Livre, sa méditation et le fait de beaucoup Le mentionner. Allah a dit :

الَّذِينَ آمَنُواْ وَتَطْمَئِنُّ قُلُوبُهُم بِذِكْرِ اللّهِ أَلاَ بِذِكْرِ اللّهِ تَطْمَئِنُّ الْقُلُوبُ

Traduction relative et approchée : :« Ceux qui ont cru et dont les c½urs se tranquillisent à l'évocation d'Allah. N'est-ce point par l'évocation d'Allah que les c½urs se tranquillisent ? » S13 V28

Et Allah a dit :

إِنَّمَا الْمُؤْمِنُونَ الَّذِينَ إِذَا ذُكِرَ اللّهُ وَجِلَتْ قُلُوبُهُمْ

وَإِذَا تُلِيَتْ عَلَيْهِمْ آيَاتُهُ زَادَتْهُمْ إِيمَانًا وَعَلَى رَبِّهِمْ يَتَوَكَّلُونَ

Traduction relative et approchée :: « Les vrais croyants sont ceux dont les c½urs frémissent quand on mentionne Allah. Et quand Ses versets leur sont récités, cela fait augmenter leur foi. Et ils placent leur confiance en leur Seigneur » S8 V2

Et Allah a dit :

أَلَمْ يَأْنِ لِلَّذِينَ آمَنُوا أَن تَخْشَعَ قُلُوبُهُمْ لِذِكْرِ اللَّهِ وَمَا نَزَلَ مِنَ الْحَقِّ

Traduction relative et approchée : :« Le moment n'est-il pas venu pour ceux qui ont cru, que leurs c½urs s'humilient à l'évocation d'Allah et devant ce qui est descendu de la vérité (le Coran) » S57 V16

Et comme autre moyen, il y a le fait de s'asseoir avec des pieux, de les fréquenter et de les prendre comme exemple.

Comme moyen, il y a aussi le fait d'écouter des prêches et des sermons, d'être assidu aux prières du vendredi et aux prières en commun, de même que de regarder et de méditer sur les créatures d'Allah et ce qu'elles comportent comme sagesses. Allah a dit :

إِنَّ فِي خَلْقِ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَاخْتِلاَفِ اللَّيْلِ وَالنَّهَارِ لآيَاتٍ لأُوْلِي الألْبَابِ

Traduction relative et approchée : « Certes, dans la création des cieux et de la terre, dans l'alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes (Ayât) pour les doués d'intelligence » S3 V190.

· Parmi les causes de la mort des c½urs, il y a le rejet de la vérité après en avoir eu connaissance. Allah a dit :

فَلَمَّا زَاغُوا أَزَاغَ اللَّهُ قُلُوبَهُمْ وَاللَّهُ لا يَهْدِي الْقَوْمَ الْفَاسِقِينَ

Traduction relative et approchée : :« Puis quand ils dévièrent, Allah fit dévier leurs c½urs, car Allah ne guide pas les gens pervers » S61 V5

Et Allah a dit :

ثُمَّ انصَرَفُواْ صَرَفَ اللّهُ قُلُوبَهُم بِأَنَّهُمْ قَوْمٌ لاَّ يَفْقَهُون

Traduction relative et approchée :: « Puis ils se détournent. Qu'Allah détourne leurs c½urs ! Puisque ce sont des gens qui ne comprennent rien » S9 V127

Et Allah a dit :

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ اسْتَجِيبُواْ لِلّهِ وَلِلرَّسُولِ إِذَا دَعَاكُم لِمَا يُحْيِيكُمْ

وَاعْلَمُواْ أَنَّ اللّهَ يَحُولُ بَيْنَ الْمَرْءِ وَقَلْبِهِ

Traduction relative et approchée : :« Ô vous qui croyez ! Répondez à Allah et au Messager lorsqu'il vous appelle à ce qui vous donne la (vraie) vie et sachez qu'Allah s'interpose entre l'homme et son c½ur » S8 V24

Celui dont le c½ur est mort est plus vil que les animaux et sa destination sera l'enfer. Allah a dit :

وَلَقَدْ ذَرَأْنَا لِجَهَنَّمَ كَثِيراً مِّنَ الْجِنِّ وَالإِنسِ لَهُمْ قُلُوبٌ لاَّ يَفْقَهُونَ بِهَا

وَلَهُمْ أَعْيُنٌ لاَّ يُبْصِرُونَ بِهَا وَلَهُمْ آذَانٌ لاَّ يَسْمَعُونَ بِهَا

أُوْلَـئِكَ كَالأَنْعَامِ بَلْ هُمْ أَضَلُّ أُوْلَـئِكَ هُمُ الْغَافِلُونَ

Traduction relative et approchée : :« Nous avons destiné beaucoup d'hommes et de Djins pour l'enfer. Ils ont des c½urs mais ne comprennent pas. Ils ont des yeux mais ne voient pas. Ils ont des oreilles mais n'entendent pas. Ceux-là sont comme les bestiaux, même plus égarés encore. Tels sont les insouciants » S7 V179

Et ce c½ur devient cacheté, renversé, scellé et il ne sera pas bénéfique à son propriétaire car il s'est opposé à la vérité et a accepté le faux ; ce qui est vain est ainsi devenu sa nourriture. L'égarement est son chemin, et son sort est l'enfer.

Nous recherchons refuge auprès d'Allah contre l'abandon !

· Et quant aux causes de la maladie des c½urs, il y a parmi elles, le fait de « manger l'illicite », car la mauvaise nourriture nourrit d'une mauvaise manière. Le Prophète a dit concernant celui qui prolonge son voyage, qui est hirsute, couvert de poussière et qui tend la main vers le ciel et dit : « Ô Seigneur, Ô Seigneur ! » alors que sa nourriture est illicite, que ses habits sont illicites et il se nourrit de l'illicite, comment pourrait-il, ainsi, être exaucé !?!

L'accroissement du fait de « manger l'illicite » à notre époque est une cause des maladies du c½ur, de la perversion des comportements ainsi que de la déchéance des m½urs comme vous le constatez vous-mêmes dans notre société.

Parmi les causes de la maladie des c½urs, il y a le fait de faire des péchés, car les péchés ont une influence sur le c½ur et le rendent malade. Allah a dit :

كَلا بَلْ رَانَ عَلَى قُلُوبِهِم مَّا كَانُوا يَكْسِبُونَ

Traduction relative et approchée : :« Non ! Mais ce qu'ils ont accompli couvre leurs c½urs » S83 V14

Et il a été rapporté dans un Hadith que lorsque le serviteur commet un péché, son c½ur est souillé par un point noir. S'il se repent ce point s'efface, sinon il s'agrandit et augmente le danger pour son c½ur.

Il y aussi comme causes de la maladie des c½urs, le fait d'écouter ce qui est interdit, d'écouter les paroles interdites et d'écouter les divertissements tels que les chansons, les instruments de musique... Ce fléau a beaucoup augmenté à notre époque et a diversifié les perversions. Et les moyens de diffusion se sont multipliés par le biais de la radio, de la télévision et des cassettes, et les effets de cette écoute interdite sont alors apparus et ont corrompu beaucoup de femmes et d'enfants, mais aussi beaucoup d'hommes. Les chansons font partie des moyens importants utilisés par Iblis pour pervertir les c½urs et certes la parole d'Allah adressée à Iblis :

وَاسْتَفْزِزْ مَنِ اسْتَطَعْتَ مِنْهُمْ بِصَوْتِكَ

Traduction relative et approchée :: « Excite par ta voix ceux d'entre-eux que tu pourras » S17 V64

Cette parole « Ta voix », a été expliquée comme ayant le sens de « la chanson ». les effets pervers de la chanson sont nombreux ; on ne peut les dénombrer ici mais les savants les ont expliqués dans leurs livres et les ont fait apparaître clairement. Le musulman doit donc consulter ces livres et particulièrement celui de Chams ad-Dine ibnoul Qayyim, Le secours des affligés, afin qu'il sache quelle fin est réservée aux auteurs de ces chansons.

Parmi les causes de la maladie des c½urs, il y a le regard illicite. Le Prophète a dit : « Le regard est une flèche empoisonnée parmi les flèches d'Iblis ». Et Allah a dit :

قُل لِّلْمُؤْمِنِينَ يَغُضُّوا مِنْ أَبْصَارِهِمْ وَيَحْفَظُوا فُرُوجَهُمْ ذَلِكَ أَزْكَى لَهُمْ إِنَّ اللَّهَ خَبِيرٌ بِمَا يَصْنَعُونَ وَقُل لِّلْمُؤْمِنَاتِ يَغْضُضْنَ مِنْ أَبْصَارِهِنَّ وَيَحْفَظْنَ فُرُوجَهُنَّ

Traduction relative et approchée : :« Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leurs chasteté. C'est plus pur pour eux. Allah est certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font. Et dis aux croyantes de baisser leurs regards et de garder leur chasteté » S24V30

Le regard illicite attise les désirs dans le c½ur et le rend malade.

Parmi les causes qui rendent les c½urs malades, il y a la lecture de livres pervers qui se sont propagés à notre époque et ont détourné beaucoup de gens de la lecture de livres utiles ; et il y a aussi la lecture des journaux et des magazines libertins comme cela s'est multiplié dans nos marchés, dans nos maisons et dans nos bureaux. Certes, les gens baignent dedans, hommes, femmes et enfants.

Et il n'y a de force et de Puissance qu'en Allah.

Serviteurs d'Allah ! Il n'y a pas de guérison pour les maladies des c½urs, si ce n'est avec les remèdes qu'Allah a révélés dans Son Livre et dans la Sounnah de Son Prophète . Allah a dit :

يَا أَيُّهَا النَّاسُ قَدْ جَاءتْكُم مَّوْعِظَةٌ مِّن رَّبِّكُمْ وَشِفَاء لِّمَا فِي الصُّدُورِ

Traduction relative et approchée : :« Ô gens ! Une exhortation vous est venue de votre Seigneur et une guérison de ce qui est dans les poitrines » S10 V57

Et Allah a dit :

وَنُنَزِّلُ مِنَ الْقُرْآنِ مَا هُوَ شِفَاء وَرَحْمَةٌ لِّلْمُؤْمِنِينَ

Traduction relative et approchée :: « Nous faisons descendre du Coran, ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants » S17 V82

Et Il a dit :

قُلْ هُوَ لِلَّذِينَ آمَنُوا هُدًى وَشِفَاء

Traduction relative et approchée : :« Dis : Pour ceux qui croient, Il est une guidée et une guérison »

S41 V44

Suivez le Livre d'Allah, (appliquez vous-y) ! Ainsi que la Sounnah de Son envoyé pour guérir vos c½urs. Il y a en eux la guérison et la miséricorde, la lumière et la guidée, l'âme et la vie, ainsi que la préservation contre le diable et ses tentations. Et que chacun de nous préserve son âme et l'éloigne des sujets de la tentation (fitna) et lui coupe tous les chemins vers le mal.

Tout comme il vous faut aussi éloigner vos enfants et vos maisons des chemins vers le mal et de ce qui appelle à la perversion, si vous souhaitez la guérison de vos c½urs et le bien pour votre société et répétez souvent cette invocation que répétait souvent le Prophète :

« Oh Toi qui détournes les c½urs !
Raffermis mon c½ur sur ton obéissance ».

Je cherche refuge auprès d'Allah contre Chaïtan, le lapidé.

وَكَذَلِكَ أَوْحَيْنَا إِلَيْكَ رُوحًا مِّنْ أَمْرِنَا مَا كُنتَ تَدْرِي مَا الْكِتَابُ

وَلا الإِيمَانُ وَلَكِن جَعَلْنَاهُ نُورًا نَّهْدِي بِهِ مَنْ نَّشَاء مِنْ عِبَادِنَا

وَإِنَّكَ لَتَهْدِي إِلَى صِرَاطٍ مُّسْتَقِيمٍ

صِرَاطِ اللَّهِ الَّذِي لَهُ مَا فِي السَّمَاوَاتِ وَمَا فِي الأَرْضِ
:
أَلا إِلَى اللَّهِ تَصِيرُ الأمُورُ

Traduction relative et approchée :: « Et c'est ainsi que Nous t'avons révélé un esprit provenant de Notre ordre. Tu n'avais aucune connaissance du Livre ni de la foi mais Nous en avons fait une lumière par laquelle Nous guidons qui Nous voulons parmi Nos serviteurs. Et en vérité tu guides vers un chemin droit, le chemin d'Allah à qui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Oui, c'est à Allah que s'acheminent toutes les choses » S42 V52 & 53
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# Posté le mercredi 20 mai 2009 11:02

Développer l'amour pour Allah 'azza wa jalla


Développer l'amour pour Allah 'azza wa jalla

Les gens ont discuté de la mahabbah (l'amour envers Allah) ; ses causes et ce qu'elle rapporte, ses signes, ses fruits et ses règles. Les paroles les plus compréhensibles à ce sujet sont celles de Abû Bakr al-Kataanee (rahimahoullah) sur al-Junayd (d.279H).

Abu Bakr al-Kataanee (d.322H) a dit :

"Une discussion sur la Mahabbah a eu lieu à Mekkah pendant le mois du Pèlerinage. Les shouyoukh qui étaient présents parlèrent sur ce sujet et al-Junayd était le plus jeune d'entre eux. Ils lui dirent : « O 'iraqee (l'iraquien), qu'as-tu à dire ? Alors il baissa la tête, et des larmes coulèrent de ses yeux puis il dit :

« Un servant doit surmonter son âme ;
Et être constant dans le rappel d'Allah ;
Etablissant les Droits de son Seigneur ;
En se concentrant sur Lui avec son c½ur ;
La crainte faisant flamber son c½ur ;
Tandis qu'il boit de son navire le vrai amour
Et que certaines réalités lui sont dévoilées ;
Donc, lorsqu'il parle c'est grâce à Allah ;
Quand il parle, cela vient d'Allah ;
Quand il bouge, c'est par le commandement d'Allah
Et quand il est serein, alors cela vient d'Allah ;
Il appartient à Allah, il est pour Allah, et il est avec Allah. »

Alors les shouyoukh se mirent à pleurer : « Comment peut-on faire plus que cela ? Qu'Allah te récompense en bien, O joyau des biens informés ! » [1]

L'imam Ibnul-Qayyim (rahimahoullah) a dit plus loin :

« Les raisons qui amènent au développement de la Mahabbah (l'amour envers Allah) sont de dix :

1. Réciter le Qur'an, réfléchir sur ses paroles et comprendre leur sens.
2. Se rapprocher d'Allah par l'accomplissement d'actes surérogatoires après les actes obligatoires.
3. Etre constant dans le dhikr (rappel) d'Allah - en toutes circonstances - avec la parole, le c½ur, et les membres. Plus le dhikr est constant, plus la Mahabbah est intensifiée.
4. Donner la priorité à ce qu'Allah aime - lorsque nos désirs prennent le dessus - au lieu de ce que l'on aime et désire personnellement.
5. Faire que le c½ur contemple les Noms et Attributs d'Allah. Etre témoin de ce qu'ils impliquent et faire que le c½ur soit éclairé dans le jardin de cette réalisation.
6. Reconnaître la miséricorde et les faveurs d'Allah ; qu'elles soient apparentes ou cachées.
7. Assujettir le c½ur et être humble devant Allah, afin qu'il soit dans la crainte d'Allah.
8. S'isoler, au moment pendant lequel Allah descend au niveau le plus bas du ciel, réciter le Qur'an, et finir la récitation en recherchant le pardon d'Allah et se repentir sincèrement à Lui.
9. S'asseoir dans les assemblées de ceux qui aiment sincèrement et véritablement Allah, récolter les bénéfices de leurs enseignements, et ne parlez que si vous savez qu'il y a en cela un bénéfice et que de telles paroles vous élèveront vers le bien et que d'autres en bénéficieront en même temps.
10. Se tenir à l'écart de toutes les choses qui pourraient éloigner les c½urs d'Allah 'Azza wa Jalla.

Donc voici 10 cas permettant au véritable croyant d'atteindre le vrai amour pour Allah, pour qu'il puisse atteindre Allah 'Azza wa Jalla. »[2]

Notes :

[1] Madarijus Salikeen (3/9)
[2] Madarijus Salikeen (3/17-18)
Post-Scriptum :

Source : Troid.org

Auteur : Ibnul Qayyim al-Jawziyyah (d.751H)

Traduction : Ummu Wassim, revu et corrigé par Umm'issa
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# Posté le lundi 18 mai 2009 15:54

Modifié le jeudi 28 mai 2009 22:41

Conseils aux convertis

Conseils aux convertis

Conseils aux convertis

Shaikh Muqbil ibn hadi Al-Wadi'i

Shaikh Muhamad ibn Salih Al-'Uthaymin

Question : Si Allah guide quelqu'un vers l'islam, que doit-il dire et que devons-nous lui dire ?

Réponse : Il dit : Lâ ilaha ilallah muhammad rasulullah (j'atteste qu'il n'y a de divinité digne d'être adorée qu'Allah et que Muhammad est le messager d'Allah), puis nous lui conseillons de s'asseoir (de rester) avec les gens pieux, car le prophète (salallahu' alayhi wasalam) a dit : « L'exemple de la bonne et de la mauvaise compagnie est comme le parfumeur et le forgeron, si tu marches avec le parfumeur, soit tu lui achètes un parfum, soit tu profites de sa bonne odeur, par contre le forgeron, soit il brûle tes habits soit il te couvre de sa mauvaise odeur ». Nous avons entendu parler d'une histoire lorsque nous étions à l'université islamique, un homme s'est converti, et il a donc déménagé de la chambre des chrétiens vers la chambre des musulmans, mais en arrivant là-bas il s'est avéré que les musulmans ne priaient pas, son islam s'est alors résumé à ce déplacement d'une chambre à l'autre. C'est pourquoi il est important qu'il restent avec des gens pieux et qu'il renie ceux qui adorent le Messie, et nous lui conseillons aussi de lire des livres profitables comme : Le jardin des vertueux, L'explication du livre de l'unicité, la réalisation du but, l'exégèse d'Ibn Kathir. Nous lui conseillons également de prendre son islam des livres de l'islam pas des actes des musulmans, car leurs actes sont (parfois) mauvais, on peut trouver un musulman qui ment, qui boit de l'alcool, alors qu'il sait que cela est interdit. Nous disons (à ceux qui se convertissent) : nous ne vous appelons pas à cela, mais au contraire à vous accrocher à la religion authentique : « Allah vous ordonne la justice, la bienfaisance, de donner aux proches, et Il vous interdit la turpitude, le mal et la rébellion, Il vous exhorte afin que vous vous souveniez ». Ce dépôt, et d'autres choses encore, qu'ont pris les musulmans et desquelles ils ont divergé, c'est pourquoi ils ne sont pas un argument contre l'islam, mais l'islam est un argument contre eux.

Il faut exposer clairement cela, afin que la perversion des musulmans ne soit pas un argument contre l'islam, au contraire, nous leur disons : nous ne vous appelons pas à être comme eux ou comme les corrompus, les voleurs, les alcooliques et nous ne vous appelons pas non plus à être soufis. Un de nos frères qui étudie en Allemagne ou aux USA est venu nous voir et il nous a rapporté qu'Allah avait guidé une femme à l'islam, puis elle vit des soufis danser dans la mosquée, elle l'a alors appelé et lui a dit : j'ai vu ceci dans la mosquée, et si c'est cela l'islam, il n'y a aucune différence avec la religion de laquelle je suis sortie. Nous ne vous appelons pas être soufis, chiites, laïques, mais à mettre en pratique le Livre d'Allah, la sunna du messager d'Allah, même si tous les gens en divergent.
Tuhfatul-mujib 'al as'ila al-hadhir wal gha'ib (p.65-66)

Question : Concernant les mécréants qui veulent entrer dans la religion, certains frères voient qu'il ne faut pas qu'ils se pressent pour entrer en islam, mais qu'il faut leur donner des livres, des cassettes et qu'ils restent ainsi un mois ou deux afin d'apprendre la croyance musulmane. Alors que ces gens veulent entrer dans la religion, l'un d'entre eux vient et dit : je veux rentrer en islam et ensuite vous m'informerez de ce qui m'est obligatoire comme adoration. Est-il préférable que nous nous pressions de les faire entrer en islam ou que nous retardions un peu pour qu'il apprennent ?

Réponse : La réalité est ce que tu viens de rappeler, que l'un d'entre eux vienne et dise : je veux entrer en islam alors qu'il ne connaît pas l'islam. Et lorsqu'il entre en islam, il n'avance plus et n'accomplit pas bien les actes d'adoration de l'islam, si bien qu'il tourne le dos (renie). Et cela est encore plus grave, car s'il entre en islam puis tourne le dos, il devient apostat, alors que s'il était resté sur sa religion, il serait resté mécréant (de souche), et le cas de l'apostat est plus grave encore que celui du mécréant (de souche), car le mécréant (de souche) reste sur sa religion, tandis qu'on ne permet pas cela à l'apostat, soit il se repent, soit il est tué. C'est pourquoi certains frères voient qu'il ne faut pas se presser, comme l'on voit avec tous ces travailleurs qui prétendent être musulmans pour un but de ce bas monde (travailler en Arabie) et non pas par amour pour l'islam. Donc, le fait de leur montrer la vérité, de leur exposer les preuves afin qu'ils entrent en islam avec science est préférable au fait de se presser. Ainsi, il nous faut voir si celui (qui veut se convertir) a vécu parmi les musulmans, connaît leur ablution, leurs prières, leurs rappels, leur voie, on ne peut que dire que cet homme a envie d'entrer en islam (en connaissance de cause) et nous acceptons cela de lui. Mais s'il est ignorant et qu'il ne connaît rien de l'islam, il est préférable de lui exposer d'abord ce qu'est l'islam.

Liqa'at al-bab al-maftuh (n°473)

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# Posté le mardi 12 mai 2009 10:53

Modifié le mardi 12 mai 2009 11:35

les paroles historiques des grands chefs amerindiens

Chef Seattle était un leader héréditaire de la tribu des Duwamishs. Les extraits qui suivent sont issus d'un discours qu'il a prononcé à Point Elliot, en 1855, à l'attention du gouverneur Isaac Stevens et à travers lui le président des États-Unis d'Amérique.
Le ciel au-dessus de nos têtes, qui a pleuré des larmes de compassion sur mon peuple pendant des siècles et des siècles, qui nous paraît immuable et éternel, est soumis au changement. Aujourd'hui, il est clair, demain il sera peut-être couvert de nuages[...] Le chef blanc dit que le grand chef à Washington nous envoie ses salutations amicales et ses bons v½ux. C'est très aimable de sa part, car nous savons qu'il n'a lui-même guère besoin de notre amitié. Son peuple est innombrable, il est comme l'herbe qui recouvre les grandes prairies. Mon peuple est peu nombreux, il ressemble aux arbres épars d'une plaine balayée par la tempête. Le grand, et je suppose, bon chef blanc nous fait savoir qu'il souhaite acheter nos terres, mais qu'il désire nous en laisser assez pour que nous puissions vivre confortablement. Cette offre semble juste, généreuse même, car l'homme rouge est désormais privé de droits dont il pourrait exiger le respect ; elle paraît également judicieuse, dans la mesure où nous n'avons plus besoin d'un pays très étendu.
Il fut un temps où notre peuple couvrait la terre comme les vagues d'une mer agitée par le vent recouvrent son fond pavé de coquillages. Mais cette époque a pris fin depuis longtemps avec la grandeur des tribus, dont nous ne gardons plus aujourd'hui qu'un poignant souvenir.[...]
Nous souhaitons aujourd'hui que les hostilité entre nous ne puissent plus jamais être réouvertes. Nous aurions tout à y perdre. La vengeance est considérée comme un juste retour des choses par les jeunes braves, même lorsqu'elle s'accomplit au prix de leur vie, mais les vieillards qui demeurent chez eux en temps de guerre, et leurs mères qui s'inquiètent du sort de leurs fils, savent pertinemment qu'il n'en est rien.
Notre bon père à Washington [...] nous assure que si nous agissons comme il le désire, il nous protègera. Ses braves guerriers dresseront un mur infranchissable autour de nous, et ses merveilleux navires de guerre rempliront nos ports, si bien que nos anciens ennemis des terres lointaines du Nord, les Hidas et les Timpsions, cesseront d'effrayer nos femmes, nos enfants et nos vieillards. Alors il sera véritablement notre père, et nous serons vraiment ses enfants. Mais cela peut-il se produire un jour ? Votre Dieu n'est pas notre Dieu ! Votre Dieu aime votre peuple et hait le mien. Il étend amoureusement ses puissants bras protecteurs autour du visage pâle et le guide par la main comme un père conduit son petit enfant - mais Il a abandonné Ses enfants rouges, si tant est qu'ils soient réellement Ses enfants. Notre Dieu, le Grand Esprit, semble lui aussi nous avoir oubliés. Votre Dieu vous rend plus forts de jour en jour. Bientôt votre peuple s'étendra sur toute cette terre. Le nôtre ne cesse de diminuer comme une marée qui descend rapidement et ne reviendra jamais. Le Dieu de l'homme blanc ne doit pas aimer notre peuple, car sinon Il le protègerait. Nous ressemblons à des orphelins qui ne peuvent se tourner nulle part pour trouver de l'aide. Comment, dans ce cas, serions-nous frères ? Comment votre Dieu pourrait-Il devenir le nôtre, nous rendre la prospérité, faire revivre en nous des rêves de grandeur retrouvée ? Si nous avons tous le même Père Céleste, Il doit avoir ses préférences, car Il s'est montré seulement à Ses enfants au visage pâle.[...] Non ! Nous sommes deux races distinctes, avec des origines différentes et des destins divergents. Il y a peu de chose en commun entre nos peuples.
Pour nous, les cendres de nos ancêtres sont sacrées, et l'emplacement où elles reposent est une terre sainte. Vous errez loin des tombes des vôtres, apparemment sans regret. Votre religion a été écrite sur des tables de pierre par le doigt de fer de votre Dieu afin que vous ne risquiez pas de l'oublier. L'homme rouge n'a jamais pu ni la comprendre, ni s'en souvenir. Notre religion est faite des traditions de nos ancêtres - les rêves que le Grand Esprit a envoyés à nos anciens aux heures solennelles de la nuit, les visions de nos Sages -, et elle est inscrite dans les c½urs de notre peuple.
Vos morts cessent de vous aimer, ainsi que la terre qui les a vus naître, dès qu'ils franchissent les portes de la tombe et s'en vont vaquer au-delà des étoiles. Ils sont vite chassés de vos mémoires et ne reviennent plus. Les nôtres n'oublient jamais le monde merveilleux qui leur a donné la vie. Ils continuent d'aimer ses vallées verdoyantes, ses cours d'eau murmurants, ses magnifiques montagnes, ses vallons encaissés, ses lacs et ses baies aux rives boisées ; ils brûlent toujours d'une affection tendre et indulgente pour les vivants au c½ur solitaire, et reviennent souvent du pays des Chasses Bienheureuses pour leur rendre visite, les guider, les consoler et les réconforter.
[...] Votre proposition semble équitable, et je pense que mes frères vont l'accepter et se retirer sur la réserve que vous leur offrez. Alors nous vivrons en paix à l'écart les uns des autres, car les mots du Grand Chef Blanc semblent être la voix de la nature parlant à mon peuple du fond des ténèbres impénétrables.
Peu nous importe l'endroit où nous passerons le reste de nos jours, ils ne seront de toute façon pas très nombreux. La nuit de l'indien promet d'être sombre. Pas une seule étoile d'espoir ne brille au-dessus de son horizon, des vents aux accents funèbres gémissent au loin. La sinistre Némésis semble être sur la piste de l'homme rouge : partout où il ira, il percevra dorénavant derrière lui les pas de son féroce destructeur, et il se préparera à affronter stoïquement son destin, ainsi que le fait la biche blessée en entendant approcher le chasseur.
Encore quelques lunes, encore quelques hivers, et plus un seul descendant des puissants hôtes qui peuplèrent autrefois cette vaste terre où vécurent dans des foyers heureux, protégés par le Grand Esprit, ne restera pour pleurer sur les tombes d'un peuple jadis plus florissant et plus rempli d'espoir que le vôtre. Mais pourquoi m'attristerai-je de la disparition prématurée des miens ? Une tribu suit l'autre, une nation succède à l'autre, comme les vagues de l'océan. Telle est la loi de la nature, et tout regret paraît inutile. Le temps de votre chute est encore peut-être lointain, mais il viendra sûrement, car même l'homme blanc dont le Dieu marche à côté de lui et lui parle comme à un ami ne pourra pas échapper à la destinée commune. Nous sommes peut-être des frères, après tout. Nous verrons bien.
Nous examinerons votre proposition, et quand nous aurons pris une décision, nous vous la ferons connaître. Mais pour que nous l'acceptions, je pose moi-même, d'ores et déjà, cette condition : que nous soit pas refusé le droit de venir visiter à tout moment, sans être maltraités, les tombes de nos ancêtres, de nos amis et de nos enfants. Chaque parcelle de ce pays est sacrée dans l'esprit de mon peuple. Chaque flanc de montagne, chaque vallée, chaque plaine, chaque bocage a été sanctifié par un événement heureux ou malheureux survenu à une époque depuis longtemps révolue. Les rochers eux-mêmes, apparemment muets et morts, transpirent sous le soleil le long du rivage silencieux, et frémissent du souvenir d'événements importants liés à la vie des miens; la terre épouse plus amoureusement nos pas que les vôtres parce qu'elle est riche de la poussière de nos ancêtres, et que nos pieds nus sont conscients de ce contact rempli d'amour. Tous ceux qui sont partis, nos braves, nos mères affectionnées, nos jeunes filles heureuses, au c½ur joyeux, et même les petits enfants qui vécurent ici et n'y connurent que la joie que pendant une brève saison, continuent d'aimer ces étendues aujourd'hui mornes et désertes; chaque jour, à la tombée de la nuit , les esprits y reviennent en grand nombre. Quand le dernier homme rouge aura disparu de la surface de cette Terre et que le souvenir des miens sera devenu un mythe parmi les hommes blanc, ces rivages grouilleront des morts invisibles de ma tribu, et lorsque les enfants de vos enfants se croiront seuls dans les champs, les magasins, dans les boutiques, sur les routes, ou dans le silence des bois impénétrables, ils ne le seront pas. Sur toute la terre, il n'y a pas d'endroit où la solitude soit possible. La nuit, quand les rues de vos villes seront silencieuses et que vous les croirez désertes, elles seront remplies par la foule des revenants qui occupaient autrefois cette belle contrée et continuent de l'aimer. L'homme blanc ne sera jamais seul.
Qu'il soit juste, et qu'il traite mon peuple avec égard, car les morts ne sont pas dénués de pouvoir. Les morts, ai-je dit ? Il n'y a pas de mort. Seulement un changement de monde.




Chef Joseph

"Ecoutez-moi ! Je suis fatigué. Mon coeur est triste et malade.

Le soleil est mon témoin : aujourd'hui, je dépose les armes à tout jamais."


Cochise

"Ceci est un bien long voyage. Là-bas, les mouches dévorent les yeux des chevaux.

De mauvais esprits hantent ces lieux. Je veux rester dans nos montagnes, là où leurs eaux m'ont si souvent désaltéré.

Je ne veux pas quitter mon pays."

Réponse faite après la proposition concernant le déplacement de son peuple sur la réserve de Tularosa au nouveau-Mexique.

Dull Knife

"Nous sommes malades et affaiblis, nous voulons seulement vivre en Paix mais on nous a forcés à vivre dans les Mauvaises Terres et l'amertume et le désespoir sont dans nos coeurs...

Puis nous avons tenté de rejoindre les réserves de Red Cloud, mais l'homme blanc nous en a empêchés.

Aujourd'hui, plutôt que de retourner dans les Mauvaises Terres, nous préférons sacrifier nos vies en combattant.

Dites au Grand Père (nom que les Indiens donnaient au président des Etats-Unis) que s'il veut nous repousser,

nous nous égorgerons l'un l'autre avec nos propres couteaux plutôt que de céder. Ce sera notre mort à tous."

Red Cloud

" Ils nous ont fait beaucoup de promesses, plus que je ne puis me
rappeler, mais ils n'en ont jamais tenu qu'une : ils avaient
promis de prendre notre terre, et ils l'ont prise. "

Crowfoot

"Qu'est-ce que la vie? C'est l'éclat d'une luciole dans la nuit. C'est le souffle d'un bison en hiver. C'est la petite ombre qui court dans l'herbe et se perd au coucher du soleil.

Sitting Bull
Voyez Mes frères, le printemps est venu ; la terre a reçu l'étreinte du soleil, et nous verrons bientôt les fruits de cet amour! Chaque graine s'éveille et de même chaque animal prend vie. C'est à ce mystérieux pouvoir que nous devons nous aussi notre existence ; c'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux, le même droit qu'à nous d'habiter cette terre. Pourtant, écoutez-moi, vous tous, nous avons maintenant affaire à une autre race, petite faible quand nos pères l'on rencontrée pour la première fois, mais aujourd'hui grande et arrogante. Assez étrangement, ils ont dans l'idée de cultiver le sol et l'amour de posséder est chez eux une maladie. Ces gens-là ont établi beaucoup de règles que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour leur propres usages et se barricadent contre leurs voisins ; ils la défigurent avec leurs constructions et leurs ordures. Cette nation est pareille à un torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage.
Nous ne pouvons vivre côte à côte.
Quel traité le blanc a-t-il respecté que l'homme rouge ait rompu ? Aucun.
Quel traité l'homme blanc a-t-il jamais passé avec nous et respecté ? Aucun.
Quand j'étais enfant, les Sioux étaient maîtres du monde ; le soleil se levait et se couchait sur leur terre ; ils menaient dix mille hommes au combat.
Où sont aujourd'hui les guerriers ?
Qui les a massacrés ?
Où sont nos terres ?
Qui les possède ?
Quel homme blanc peut dire que je lui ai jamais volé sa terre ou le moindre sou ?
Pourtant ils disent que je suis un voleur.
Quelle femme blanche, même isolée, ai-je jamais capturée ou insultée ?
Pourtant ils disent que je suis un mauvais Indien.
Quel homme blanc m'a jamais vu saoul ?
Qui est jamais venu à moi affamé et reparti le ventre vide ?
Qui m'a jamais vu battre mes femmes ou maltraiter mes enfants ?
Quelle loi ai-je violée? Ai-je tort d'aimer ma propre loi ?
Est-ce mal pour moi parce que j'ai la peau rouge ?
Parce que je suis un Sioux ?
Parce que je suis né là où mon père a vécu ?
Parce que je suis prêt à mourir pour mon peuple et mon pays ?
Je tiens à ce que tous sachent que je n'ai pas l'intention de vendre une seule parcelle de nos terres ; je ne veux pas non plus que les Blancs coupent nos arbres le long des rivières ; je tiens beaucoup aux chênes dont les fruits me plaisent tout spécialement. J'aime à observer les glands parce qu'ils endurent les tempêtes hivernales et la chaleur de l'été, et - comme nous-mêmes - semblent s'épanouir par elles.
Après la bataille de Little Bighorn, Sitting Bull et les siens partirent pour le Canada où ils furent autorisé à vivre en paix. Le gouvernement américain fut dans une position délicate car les canadiens traitaient les "renégats" convenablement, aussi dépêcha-t-il une commission conduite par le général Terry pour supplier la bande de "sauvages" de revenir aux États-Unis afin de vivre dans une réserve. Après une énumération des traités et promesses rompus, Sitting Bull tint ce discours :
Pendant soixante-quatre ans vous avez persécuté mon peuple. Qu'avons-nous fait pour devoir quitter notre pays, je vous le demande ? Je vais vous répondre. Nous n'avions nulle part où aller, aussi nous nous sommes réfugiés ici. C'est de ce côté de la frontière que j'appris à tirer et devins un homme. Pour cette raison j'y suis revenu. On m'a talonné jusqu'à ce que, contraint d'abandonner mes propres terres, je vienne ici. J'ai été élevé dans cette région et je serre aujourd'hui les mains de ces gens [les Canadiens].
C'est ainsi que j'ai fait la connaissance de ces gens et c'est ainsi que je me propose de vivre. Nous n'avons pas donné notre pays ; vous vous en êtes emparés. Voyez comme ces gens me traitent. Regardez-moi. Vous me croyez dupe, mais vous l'êtes encore bien plus que moi. Cette maison , la maison de l'Anglais, est une maison sacrée [=maison de la vérité] et vous venez ici nous dire des mensonges ! Nous ne voulons pas les entendre. J'ai maintenant assez parlé. Vous pouvez vous en retourner. Ne dites plus rien. Emportez avec vous vos mensonges. Je resterai avec ce peuple. Le pays d'où nous venons nous appartenait ; vous nous l'avez pris ; nous vivrons ici.
Le chant qui suit a été chanté par Sitting Bull alors qu'il se rendait aux autorités après le combat contre le général Custer:
iki'cize Un guerrier waon'kon J'ai été wana' Maintenant hena'la yelo' C'est terminé iyo'tiye kiya' Un moment difficile waon' S'annonce.





Crazy Horse



"Ma femme est malade. Ce terrible et dur hiver a allumé un grand feu dans sa poitrine.

Laissez-moi la conduire chez le médecin à l'agence Spotted Tail, car si je ne le fais pas, elle va mourir.

Si je dois attendre la réponse du Père de Tous (Président des Etats Unis), ma femme sera morte.

D'ailleurs, je ne chasse pour aucun Père de Tous.

Mon père et avec moi et il n'y a aucune sorte d'interlocuteur entre moi et le Grand Esprit."

geronimo (ghatalay)

"Nous sommes en train de disparaître de la surface de la terre, mais je continue à croire qu'il doit y avoir une bonne raison pour que Yoséné [=Dieu] nous ait crées. Il a donné vie à toute une variété d'espèces d'hommes. Ainsi pour chaque espèce créée, Il désigna un pays particulier. Lorsque Yoséné crea les Apaches, Il leur donna un pays qui se situe à l'ouest. Pour nourriture Il leur remit des graines, des fruits et du gibier. Afin de soigner les différentes maladies, Il fit croître des plante médicinales. Puis Il leur enseigna où trouver ces plantes et comment les préparer. Il leur accorda un climat doux et tout ce dont ils avaient besoin pour se vêtir et s'abriter... Cela eut lieu au tout début de la création : car Yoséné créa simultanément le peuple Apache et son pays. Et quand viendra le jour où les Apaches seront séparés de leur terre, ils tomberont malades et mourront. Combien de temps s'écoulera-t-il avant que l'on dise qu'il n'y a plus d'Apaches ?"





http://yakimas.free.fr/Chefs.htm

si parahasard ils y a des funs des amerindiens voila mon compte yahoo qui v descuté ghatalayapache@ymail.com

          les paroles historiques des grands chefs amerindiens

# Posté le vendredi 05 décembre 2008 09:50

Modifié le samedi 23 mai 2009 06:23

aprendre le minhaj assalafi avec les petits de dar alcoran machallah

le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) :
«Dans chaque génération, il y aura un groupe de personnes loyales porteurs de cette science, qui la débarrasseront de toute altération commise par ceux qui outrepassent les limites, de toute fausse déclaration commise par les menteurs et de toute mauvaise interprétation commise par les ignorants »[1]

l objectif des dor alcoran est
Éduquer les musulmans et les encourager à observer la véritable religion, à agir en conformité avec ses enseignements et ainsi ils s'amélioreront eux-mêmes avec cette morale et ces qualités, en espérant atteindre l'agrément d'Allah ainsi que l'honneur et le bonheur, comme il est indiqué dans les versets suivants :

Traduction relative et approchée :
"Par le Temps ! (1)L'homme est certes en perdition, (2) Sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes ½uvres, s'enjoignent mutuellement la vérité et s'enjoignent mutuellement l'endurance(3)" S103 V1à3

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# Posté le samedi 29 novembre 2008 18:05

Modifié le mardi 02 décembre 2008 09:12